Fanch, le marin échoué.

Publié le par heoldu

 
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Je me prénomme Fanch,

J’étais matelot à bord du navire marchand le Sans Culotte en 1795. Le sans culotte naviguait depuis des mois afin de livrer le rhum, les épices à bon port. Le voyage avait été long, cela faisait plus 18 mois que nous avions quitté nos femmes et nos enfants, et ils nous tardés tous de les retrouver.

Nous n’étions plus qu’à 20 000 de Brest, et tout le monde avait le cœur joyeux de retrouver la terre ferme. Le rhum coulait a flot, les chants marins nous redonnaient du baume au cœur pour finir ce voyage.

Quand soudain le ciel s’est mis à s’obscurcir comme les entrailles de l’enfer, les lames venaient percuter le Sans Culotte avec une tel violence que nous devions nous corder pour ne pas passer par-dessus bord.

Le capitaine avait aperçu au travers du rideau de pluie, une légère lueur. C’était la lueur d’un phare, du moins C'est ce que pensait notre capitaine. Lorsque que tout à coup, un immense fracas, nous projeta sur le pont. Nous venions de heurter un récif.

Cette immense roche avait éventré le Sans Culotte comme une vulgaire brindille, nous traînant dans les profondeurs océanes.

Les débris, et toute notre cargaison flottaient au travers des lames pleines d’écumes, pour aller s’échouer sur la plage de Saint Pierre.

Nous avons malheureusement tous péris dans ce naufrage.

Ce n’est qu’une fois mon âme donnée à la mer que j’ai compris ce qui c' était réellement passé.

Notre naufrage, n’a pas été l’œuvre du destin, mais celle d’un groupe de pilleurs de navires.

Ces saloupios, avaient allumé un feux, simulant la lueur d'un phare afin que l’on s’échoue et qu’ils puissent récupérer nos marchandises.  

Ils étaient sans pitié, n'hésitant pas à utiliser les armes, ne laissant aucun rescapés, et aucunes preuves.

Depuis je reviens quand le cercle blanc apparait, afin de vous conter mes souffrances et mes rencontres océanes.

      
 

Publié dans Spectacles vivants

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