Les débuts de l'asso, son fondateur, Mr Boisgontier Benjamin

Publié le par heoldu

 

 

 

 

 

Montreuil

LE PORTRAIT  

Benjamin Boisgontier , un artiste qui tire les ficelles de sa vie

mercredi 30.11.2011, 14:00

Benjamin Boisgontier a, à tout juste trente ans, fait le choix de changer totalement de carrière professionnelle. Désormais, c'est en tant qu'artiste qu'il compte bien gagner sa vie.Benjamin Boisgontier a, à tout juste trente ans, fait le choix de changer totalement de carrière professionnelle. Désormais, c'est en tant qu'artiste qu'il compte bien gagner sa vie.

 

Qui n'a jamais rêvé un jour de changer tout simplement de métier. Beaucoup y ont pensé, mais peu l'ont fait. Faire une parenthèse avec sa profession pour en embrasser une autre, c'est le pas qu'a franchi Benjamin Boisgontier, un jeune âgé de 30 ans.


Travaillant dans le domaine de la santé, il vient tout juste de tourner la page, peut-être pas définitivement, mais pour un moment sûrement. Aujourd'hui, Benjamin travaille à son compte et surtout, il vole de ses propres ailes. Désormais, c'est dans le monde du spectacle, un univers diamétralement opposé à celui de la santé, qu'il évolue. Toutefois, ses habitudes prises avec les professionnels de la santé ne sont pas enfouies bien loin car certains spectacles sont une véritable thérapie contre la morosité ou tout autre mal de ce siècle qui défile à mille à l'heure.
Il y a encore quelques mois, Benjamin Boisgontier occupait un emploi d'aide médico-psychologique comme il l'explique d'ailleurs : « Je m'occupais de personnes handicapées dans des structures spécialisées. » Cette profession pour laquelle il a suivi des études et a été formé, Benjamin en parle au passé. « Ce métier pour l'instant est en stand-bye », explique-t-il, juste avant de donner quelques explications qui l'ont amené à vouloir faire tout autre chose, « J'ai toujours traîné dans le monde des animations et celui de l'éducatif. Un jour, j'ai compris que le spectacle pouvait avoir des bienfaits pédagogiques et faire rire les enfants notamment. » Au mois d'octobre, Benjamin Boisgontier décide donc de franchir le pas et crée une association qui portera le nom d' « Héol-Du » qui veut dire en bon breton et selon les explications données par celui qui a choisi ce nom : « Ca veut dire soleil noir, j'ai eu le déclic pour ce nom alors que je me trouvais en Bretagne, également parce que nous avons tous une partie sombre en nous. » Cet été Benjamin n'a pas fait que du tourisme au pays des menhirs ou des galettes bretonnes, il en a également profité pour tester quelques petits spectacles de rue qu'il a mis au point personnellement. Du côté de Concarneau ou de Quimper en autres, il a fait vivre deux personnages, « Lomion Korrigan Conteur » et « Fanch le marin échoué ». Le premier permet à Benjamin de cracher le feu perché sur des échasses quant au second, il lui donne la possibilité de narrer des contes sur le thème du monde marin.
De retour de Bretagne, Benjamin Boisgontier est bien décidé à poursuivre cette nouvelle aventure qui l'emmène sur différents chemins du monde artistique.
Ayant également un faible pour les marionnettes, il décide de créer un spectacle d'animation autour de marionnettes à gaine. « Ce sont des marionnettes de type Guignol. Le coup de foudre pour cette forme de spectacle, je l'ai eu alors que j'étais en vacances du côté de Charleville-Mézières. Cette ville organise chaque année, le festival mondial de la marionnette. C'est un monde fascinant qui m'a touché profondément. Puis, j'ai eu la chance de suivre une formation qui s'intitulait : La thérapie par les marionnettes. Aujourd'hui, c'est dans cette voie que je souhaite poursuivre cette vie qui me lie au monde du spectacle. » Benjamin Boisgontier a proposé son projet à la municipalité d'Étaples qui lui a donné le droit d'occuper un bâtiment communal pour une courte période. Le temps nécessaire pour le jeune artiste de mettre au point un spectacle de marionnettes qui porte un nom qui évoquera peut-être des souvenirs à certaines personnes : « La marmotte qui voulait skier sur les nuages ». Un spectacle qui est en fait l'adaptation du conte dessiné de Jean-Michel Delambre, artiste du Montreuillois connu pour son sacré coup de crayon et ses caricatures pour un célèbre « canard ».
Dans quelques jours, Benjamin Boisgontier va pouvoir tester en réel ses talents d'artistes auprès des jeunes élèves étaplois. Une étape supplémentaire qui sera sûrement déterminante pour la nouvelle voie qu'il vient de prendre.

Gauthier BYHET

Benjamin, ce saltimbanque étaplois qui met les mots en marionnettes

jeudi 15.12.2011, 05:23 - La Voix du Nord

 
 
 
 Benjamin Boisgontier a mis en scène un livre de Jean-Michel Delambre pour les écoliers étaplois. Benjamin Boisgontier a mis en scène un livre de Jean-Michel Delambre pour les écoliers étaplois.     

| LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ |

Marionnettiste, conteur, cracheur de feu, échassier... Ce trentenaire a plus d'un tour dans sa rousse barbichette. Il y a un an, il a tout quitté pour être « artisan du spectacle », comme il dit. Cette semaine, il a donné vie à deux marmottes pour les tout-petits des écoles étaploises. Parcours.

 

PAR ÉLISE CHIARI

montreuil@lavoixdunord.fr

Du rêve à la réalité.- Benjamin Boisgontier est de ceux qui vivent leurs rêves plutôt que de rêver leur vie. Comment ? Perché sur des échasses dans la peau d'un farfadet cracheur de feu. Accroupi derrière un rideau, marionnettes à bout de bras. C'est pour cet univers onirique que l'Étaplois a quitté, il y a un an, la planète « travail normal-salaire fixe ». « Je n'avais pas envie de me réveiller à 40 ans, aigri, en me disant que je n'avais pas fait ce que j'avais envie de faire. » Une vocation lointaine.- D'animateur à la maison de quartier de Saint-Martin-Boulogne à aide médico-psychologique dans le secteur, le voilà désormais saltimbanque. « Déjà tout gamin, j'étais attiré par les perruques, les déguisements... » Ses premiers spectacles, il les présente à la famille. « Avec mon cousin, on faisait du théâtre-vidéo. » Déclic à Charleville-Mézières.- De fil en aiguille, Benjamin monte une association, Yfokon, et invente un « spectacle de rue burlesque » : l'histoire de deux lutins qui viennent dans le monde des humains « pour les inciter à croire en leurs rêves ». Le spectacle est joué aux Cerfs-volants de Berck et au marché de Noël de Boulogne. Mais c'est en 2008 que tout bascule. En vacances dans les Ardennes, Benjamin assiste au festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières. « J'ai fondu devant cette capacité des marionnettes à faire passer des émotions universelles. » Voyage initiatique.- Cet été, Benjamin est allé se frotter à la réalité de son rêve. « Je suis parti trois mois en Bretagne, pour me faire les dents. » Dans les rues de Concarneau et Quimper, il a joué « au chapeau » sous les traits de Fanch, un personnage créé spécialement pour les passants bretons : « Un marin échoué qui revient tous les 300 ans pour conter les légendes de la mer.

» Au retour de Bretagne, où il s'est pris « des sacrées claques dans la tronche », mais où il a retrouvé le vrai esprit saltimbanque (« le voyage, la rencontre »), Benjamin passe à la vitesse supérieure. Il créé l'association Heol du, « Soleil noir » en Breton.

Des projets militants.- Ses spectacles, Benjamin ne les enferme pas dans des cases. « J'aime les mélanges. Théâtre d'ombres, contes, marionnettes à gaine, à bâton... » Et ces dernières n'ont pas la langue dans leur poche. Pour 2012, l'Étaplois va produire un spectacle pour les adultes du secteur médico-social sur le thème de la maltraitance des personnes âgées. Pour les écoles, il proposera une création sur le thème de l'hygiène. « Je n'arrive pas à faire des spectacles derrière lesquels il n'y a pas de message », confie-t-il.

Autodidacte.- Derrière Benjamin, il y a toute une équipe « maison » et autodidacte. « Nous n'avons pas de diplômes, nous ne sortons pas d'écoles de théâtre », précise-t-il. Sa cousine Marie fait les décors et va bientôt se mettre à l'écriture de spectacles. Son pote Olivier monte, démonte les décors et tient la marionnette à l'occasion. Fred, le père de Marie, file un coup de main de temps à autre. Et la femme de Benjamin, Amélie, assure l'intendance et « l'aide, le soutient ».

Soutiens locaux.- Des soutiens, Benjamin en a de solides dans le secteur. Philippe Fait, adjoint au maire, ou l'auteur-dessinateur Jean-Michel Delambre, par exemple. « Je suis allé le voir pour lui demander l'autorisation de mettre en scène son livre pour enfants La Marmotte qui voulait skier sur les nuages. Il m'a tout de suite fait confiance. » Le spectacle a été joué lundi et mardi, devant les tout-petits des écoles Rombly et Saint-Michel. Bilan de ces premières représentations : « C'était super. C'est génial d'entendre les enfants taper dans les mains et rire depuis le dessous de la scène. » Et s'ils ont rêvé, le pari est gagné. •

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Info asso

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